L'écologie politique en France

Depuis les années 1970 et l’éveil de conscience de la fragilité de la Terre, le mouvement environnemental est apparu dans le domaine politique. Cependant, en France, ces mouvements politiques n'ont jamais vraiment influencé les politiques publiques environnementales. Revenons sur l’écologie politique en France.

     La constitution du mouvement écologiste en France

- L'acte de naissance de l'écologie politique en France était traditionnellement déterminé en 1974 et notamment à la candidature de René Dumont (1,32%) aux élections présidentielles. Après cette première tentative le courant écologiste s'établira et sera présent aux différents scrutins, municipaux, législatifs et européens.

 

- Si les écologistes étaient représentés à l'élection présidentielle de 1981 par Brice Lalonde (3,88%), le véritable développement de ce courant a commencé dans la première moitié de la décennie avec la création du Mouvement écologique en 1984 (formé par la fusion du Parti écologiste et de la Confédération des écologistes).

 

 - En 1988, aux présidentielles, le candidat du parti, Antoine Waechter (3,78%) décharge le mouvement de son ancrage à gauche et proclame que «l’écologie n’est pas à marier». En 1989, le parti franchit le cap symbolique des 10% de voix.

 

     La multiplication des mouvements écologistes

- En 1990, l'émergence du nouveau parti politique Génération écologie dirigé par l'ancien candidat à la présidence Brice Lalonde, concurrence le Parti vert.

 

 

- Parallèlement la ligne indépendante définie par Antoine Waechter, de plus en plus contestée dans son parti, conduit à la rupture. En 1994, mis en minorité, il quitte le parti et fonde le Mouvement Écologiste Indépendant.

 

- En 1995, repositionnés à gauche, les Verts sont représentés par Dominique Voynet (3,32%) lors de l’élection présidentielle. En 1997, après le triomphe du parti politique de gauche aux élections législatives, elle entre dans le gouvernement de Lionel Jospin en tant que ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire, et confronte ses idées à celles imposées par le Premier ministre. Son appréciation a été fortement critiquée et montre les limites de sa stratégie. Bien qu’elle ait fait quelques progrès dans le domaine de l’environnement, elle ne remettra pas en cause la politique nucléaire de la France et devra même accepter la construction du centre d’enfouissement de déchets nucléaire de Bure.

 

- L’élection présidentielle de 2001 n’a pas été très glorieuse dans l’histoire des Verts. En effet Alain Lipietz a été désigné lors de primaires pour représenter le parti, mais, ayant tenu des propos polémiques, est obligé de se retirer. Il est remplacé par le journaliste, Noël Mamère (5,25%). En 2007, les Verts ont à nouveau été représentés par Dominique Voynet lors de l’élection présidentielle, et ont fait leur plus mauvais score depuis 1974 : 1,57%.

 

- L’EELV, ou Europe Écologie Les Verts a succédé au parti Les Verts en 2010. Ce parti a été représenté par Eva Joly en 2012 (2,31%), et en 2017 a été soutenu par Benoît Hamon.

 

- Depuis, plus personne ne s’est représenté aux élections présidentielles. Le fait est qu’aujourd’hui, la quasi-totalité des partis politiques français ont déjà intégré les problématiques environnementales, qui surgissent de plus en plus, dans leurs programmes.

 

     Conclusion

Pour conclure, des années 50 aux années 70, les idées écologistes n’ont pas été représentées lors des élections présidentielles. Ce n'est qu'en 1974 qu'un candidat a défendu le concept écologique. Malgré les scores sans succès, ces mouvements écologiques ont permis la sensibilisation de la population, ce qui donne d’ailleurs lieux à la formation de militants pour le climat (Extinction Rébellion…) ou à la création d’ONG… La question environnementale devient de plus en plus importante tous les jours.