La fin d’une bataille nucléaire dans le Haut-Rhin


Source image : France Bleu


Ce lundi, à 16h30, la centrale nucléaire de Fessenheim a émis ses derniers watts. C’est la fin de 43 ans de service énergétique.


En effet l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim n’est que le début, car la France va en fermer 14 dans tout son parc nucléaire.

Ce n’est pas seulement l’arrêt d’une centrale mais aussi l’arrêt d’une activité économique pour plus de 2000 salariés et pour une région dont l’activité est organisée autour du centre nucléaire.


« C’est un sujet qui mobilise mon engagement. Je m’intéresse aux questions d’énergie et la centrale se trouve sur ma circonscription. J’ai une vision assez claire de l’impact de la fermeture de Fessenheim.


C’est le pire moment pour fermer une centrale, notre capacité de production électrique est sous tension. Cela est contre-productif pour les émissions de gaz à effet de serre en France.

Ce choix est fait à rebours de traiter en premier lieu l’urgence climatique.

Emmanuel Macron a annoncé que Fessenheim sera le seul site nucléaire fermé sous sa présidence, avouant en quelque sorte que c’était une erreur.


La fermeture de ce site déstructure complètement le territoire, organisé en fonction de cette activité et qui se retrouve désormais sans activité économique. 

2000 emplois quittent le territoire, les opportunités de reconversion ne sont pas prêtes. Les projets des collectivités territoriales font l’objet d’un ralentissement de la part de l’État.


On devrait s’occuper aujourd’hui de ce qui est essentiel : la réduction des gaz à effet de serre. La production électrique française devient sous-capacitaire, ce qui signifie que l’on va importer de l’électricité allemande principalement produite à partir de charbon.


C’est une décision du gouvernement qui va à l’encontre des intérêts de l’environnement »

Raphaël Schellenberger, député


Découvre l'interview de Raphaël Schellenberger par Demain Citoyens !


Source carte : RTL

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