Le discours du président sur le Séparatisme



C’est le vendredi 2 octobre dans la ville de Muraux, une « terre de contraste », que le Président évoque un projet conduit depuis plus de trois ans. L’objectif est de définir, sans tabous, des problèmes qui mettent en danger la République. Le Président tient toutefois à affirmer que la laïcité n’est pas le problème et qu’il ne nous faut pas tomber dans le piège de l’amalgame qui stigmatise tous les musulmans en parlant de séparatisme islamiste.


« Fermeté et conviction »

C’est un projet conscient et théorisé en cinq grands axes que le Président décrit. Les écarts de conduite répétés contre les valeurs de la République, qui conduisent à une « contre société » sont forcément constater, l’islamisme radical considère « que le pire est naturel », ses lois propres seraient supérieures à celle de la République et depuis des années la France est encombrée de cette réalité.


« Nous avons souvent concentré les difficultés économiques et sociales » en ne créant pas de mixité, la promesse de la République n’a pas été tenue et donc les formes radicales se sont « méthodiquement substituées ». Ils ont construit une nouvelle source d’espoir où les enfants et petits-enfants de la République sont attirés par des discours de haine de soi et de tabou.


Il s’agit de reconquérir tous ensemble ce que la République à laisser faire. Action qui prendra des années et des années, d’abord en passant par des mesures d’ordre public et un réengagement de la République avec une mobilisation et responsabilisation de texte de loi.  Le 9 décembre sera présenté un projet de loi pour renforcer la laïcité. Des mesures de protections supplémentaires sur la neutralité des services publique et du maintien de l’ordre public seront appliqués, avec une obligation de neutralité des agents du service public ainsi que les salariés d’entreprise délégataire.


« Avec beaucoup de calme, de respect et de pragmatisme »

Dans notre République, les associations sont un acteur et un relais important, elles forgent des temps de vie où nos valeurs coïncident. Il faut donc renforcer les contrôles et les principes pour dissoudre des associations qui contreviennent aux lois et aux principes de la République. Le levier des financements sera utilisé en cette fin-là, une association demandeuse de subvention devra signer un contrat de respect des valeurs de la République et exigences minimale de la vie en société (si le contrat n’est pas rempli elles devront simplement rembourser la somme). Il s’agit d’un « contrat renforcé et commun » en respectant, bien sûr, la liberté d’association.


L’école est tout aussi essentielle, elle fait partie de l’intimité de la vie républicaine et est un « trésor collectif ». Elle forge les consciences pour construire des citoyens libres et rationnels, cependant si la conduite éducative républicaine va de soi, des écoles illégales, des structures non déclarées, administrées par des extrémistes religieux conduisent à des dérives dangereuses et non citoyennes. « Là aussi il y a des dérives et un combat à mener ». 


Emmanuel Macron annonce que dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école pour tous sera obligatoire à partir de trois ans, et l’école à domicile sera strictement limité à la maladie et aux cas exceptionnels. Il n’y aura pas de principe de gérance étrangère comme précédemment avec ELCO (Langue et Culture Étrangère) conçu en 1977. C’est ne pas remettre en cause les libertés d’enseignement, mais avoir un contrôle sur les enseignants et le respect des valeurs républicaines, pour l’enseignement public, mais aussi les établissements hors-contrat.


« Plus que former des individus ce sont des citoyens »

Le but est aussi de cohabiter avec cette religion, créer un islam en France, un islam des lumières. Aider cette religion à se structurer pour être un partenaire de la République tout en respectant la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, en permettant et en accompagnant cette émergence. Il n’est pas tabou de dire que leur organisation ne correspond pas à nos méthodes, et c’est un immense travail commun qui sera fait avec les Français du culte musulman.


D’abord, en libérant l’islam des influences étrangères (parfois ambigües) en invitant à la transparence des financements et la formation française d’imam et d’intellectuels républicains. Les mosquées seront invitées à basculer sur la loi de 1905 pour sortir de la forme associative et ceux qui resterons sur le régime de la loi 1901 auront toutefois des contrôles plus forts. De plus, un dispositif anti-push plus robuste qui évitera à l’avenir la prise de contrôle des associations cultuelles et des mosquées par des radicaux. 


« Un islam en paix avec la république »

En France, la jeunesse est riche d’une culture plurielle. Une meilleure compréhension de l’Islam de tous les concitoyens est nécessaire pour mieux nous connaitre les uns les autres et vivre ensemble. C’est dans cet objectif que d’ici six mois ou plus, le conseil français du culte musulman aura le devoir de travailler à labelliser des formations et écrire une charte dont le non-respect entrainera révocation. 10 millions d’euros seront débloqués à toute initiative aux développements d’études islamiques de haut niveau, ainsi que pour la création d’un institut scientifique d’islamologie. L’objectif est d’être un pays d’excellence sur tout points et il n’y a pas de réussite sans connaitre et comprendre les civilisations qui cohabitent sur le sol français.


La République doit donner un avenir à tous, l’État a le devoir d’apporter espoir et amour sans sentiment d’insécurité culturelle, sans non-dit. « On voudrait croire que tout se règle en décrets et lois » ; « l’amour ne se décrète pas, il se démontre ».  La République doit donner un avenir et entrer dans le concret des vies en répondant rapidement au danger et en tenant ses promesses d’émancipation et d’égalité des chances, c’est à la fois un ordre et une présence.


Un plan de relance, éducatif et culturel, sera présenté dans les prochaines semaines. Rappelons que nous avons chacun des droits et des devoirs et que « notre plus beau trésor, c’est ce bloc que nous formons qui est un et pluriel ».


Le bien-fondé de l’esprit critique

Il est important de toujours garder un esprit critique face à toutes interventions d’un politique. Que nous soyons partisans EM ou non, les réactions des journaux et même des autres figures politiques sont toujours intéressantes et constructives et permet de construire des discours construit sur nos pensées politiques sur ce sujet-là mais aussi sur d’autres ☺.


Source image : France 24

Cécile S.