Le Progressisme, un courant remis en cause ?


Source image : The French Report 2017 French Presidential election seen from London

Récemment, et à plusieurs reprises, des médias se sont posés la question de l’efficacité du progressisme. En effet, Emmanuel Macron a affirmé être ouvertement progressiste ce qui suscite ainsi beaucoup de questions. D’abord, qu’est-ce que le progressisme et quels sont ses fondements ? Ensuite, les articles sortis dans la presse sont-ils réellement objectifs en cherchant à donner une critique constructive du progressisme, ou sont-ils uniquement écrits dans un but de polémique visant le président de la République et sa fonction et non le réel fond de sa politique ? Pour répondre à cette question nous nous appuierons sur deux articles récemment parus dans la presse (3 janvier 2020).

Le progressisme, idéologie réformiste, invite à réfléchir sur le changement profond de la société. Porté par les philosophes des Lumières, le terme «progressisme» fut inventé dans les années 1930, en partant du principe que le sens de l’Histoire est le progrès. Tant dans une structure sociale que politique, le courant progressiste vise l’amélioration des conditions de vie du peuple. Le progrès moral, scientifique et humain sont les valeurs dominantes de ce courant de pensée. Ce mouvement est basé sur la nécessité de réformes importantes permettant des avancées économiques et technologiques majeures. Cette idée prône la modernité, le besoin d’un présent meilleur que le passé, sans pour autant parler de futurisme. Le progressisme s’oppose aux idéaux conservateurs ou réactionnaires : en France, on peut citer l’exemple de l’abolition de la peine de mort, sujet où les idées progressistes étaient l’antithèse des pensées conservatrices.  Encore une fois, le progressisme fait partie du panel d’éléments que les partis réactionnaires comptent utiliser comme de futiles excuses pour justifier la remise en cause d’un mouvement qui ne cesse de leur faire de l’ombre. En effet, dans les deux organes de presse ayant publiés, l’un est célèbre pour sa ligne conservatrice et gaulliste et l’autre pour ses idéaux anti-élitiste, anti-Macron et pour sa directrice fervente ennemie du progressisme. La possibilité d’une opinion rendant réellement compte de ce qu’est le progressisme par Macron est donc impossible à concevoir de la part de ces médias. De plus, les journalistes ayant écrit ces chroniques polémiques sont ouvertement conservateurs, nationalistes voire même populistes. On peut donc sans même regarder les articles en imaginer leurs contenus qui seront sans aucun doute une critique mauvaise et réactionnaire du progressisme. En plus d’un manque profond d’objectivité, ces articles sont dans le fond, vides et complètement dirigés envers Emmanuel Macron. On peut notamment citer le début d’un des articles qui est :‘‘Le président Macron’’. Cela montre dès les premiers mots que l’article ne parlera pas du progressisme mais qu’il s’en servira directement contre Emmanuel Macron et sa fonction de premier magistrat de l’État Français.

Face à cette remise en doute des actions progressistes d’Emmanuel Macron je tiens à faire remarquer la mise en place de plusieurs réformes majeures, entreprises par le président dans le domaine social dont l’exonération des heures supplémentaires ou encore la hausse du SMIC qui permet une hausse du pouvoir d’achat. Enfin, Emmanuel Macron passe directement à la redistribution des richesses ce qui est une vraie preuve de la progression sociale qu’il entreprend.

Selon moi, le monde est en changement et la mondialisation des échanges commerciaux, politiques, culturels et même religieux implique une remise en question profonde des fondements de nos sociétés. C’est pourquoi le progressisme doit constituer la base de nos réflexions futures afin de toujours aller de l’avant. Et vous, que pensez-vous du progressisme ?


Théo

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