Marielle de Sarnez : la passion au service de la politique



Triste nouvelle ce 13 janvier, au sein de la famille politique MoDem. Marielle de Sarnez, grande femme politique est décédée, suite à une leucémie. François Bayrou, président du MoDem, a fait l’annonce de son décès sur Twitter reprenant des mots de Paul Eluard à la mort de sa femme « Voici le jour de trop… »


Un nombre impressionnant d’hommages ont répondu à ce message. 

Mais revenons sur le passé de cette figure politique incontestée. 


Marielle de Sarnez né le 27 mars 1951, fille d'un résistant, entre en politique pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1974. Avec son seul bac en poche, elle devient une des membres les plus importants du mouvement des jeunes  giscardiens. Elle participe ensuite à la création de l’UDF (ancien MoDem) en 1978 et collabore successivement auprès des responsables de l'UDF  Jean Lecanuet, Simone Veil et Raymond Barre avant d'être nommée Secrétaire générale des États Généraux de l'opposition, lancés par l'UDF et le RPR en 1986. 


De 1993 à 1997, elle est d'abord conseillère, puis directrice de cabinet de François Bayrou au ministère de l'Éducation Nationale. C’est la première femme française non-énarque à occuper un tel poste. Depuis, elle est restée toujours très proche de François Bayrou. Elle devient ensuite Secrétaire générale du groupe UDF à l’Assemblée Nationale entre 1997 et 1998. 


Totalement européenne, elle est élue en 1999 au Parlement européen, sur la liste de François Bayrou. Elle est réélue en 2004, et fonde le Mouvement Démocrate Européen dont elle est secrétaire depuis 2009. De 2004 à 2017, elle est vice-présidente du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). 


Alors vice-présidente de l'UDF, elle est élue en mars 2006 à la tête de la fédération de son parti à Paris, contre le sénateur et conseiller de Paris, Yves Pozzo di Borgo.

En 2007 et 2012, elle est directrice de campagne de François Bayrou pour l’élection présidentielle française. Dans la foulée du scrutin de 2007, elle devient cofondatrice et vice-présidente du Mouvement Démocrate (MoDem).

Le 27 septembre 2008, elle est élue présidente du MoDem à Paris. Elle mène alors la campagne pour la Marie de Paris et sera conseillère de Paris jusqu’en 2010, cédant sa place pour remplir au mieux son mandat européen. Elle redeviendra conseillère de Paris de 2014 à 2020, dans le 6ème arrondissement où elle laissera sa place à Séverine de Compreignac. 


Entre temps, pour la présidentielle de 2017, elle convainc François Bayrou de suivre Emmanuel Macron et négocie pour le parti Modem des circonscriptions dans toute la France. A l’issue des élections législatives, le Modem peut ainsi constituer un groupe de 47 députés, elle-même étant élue de la 11ème circonscription de Paris (6ème et 14ème arrondissement). Elle devient alors Présidente de la commission des affaires étrangères. 


Moderne jusqu’au bout, elle n’aura de cesse de réformer les procédures, souhaitant profondément moderniser le Parlement. Courant à travers le monde au nom de sa commission, elle laisse un souvenir incroyable à ses interlocuteurs. 


Comme l’a dit l’un de ses amis proches, Jean-Louis Bourlanges, député des hauts de seine, cette femme n’a jamais fait de la politique par devoir, elle le faisait par passion, jamais pour elle-même, toujours pour les autres et pour faire avancer les causes auxquelles elle croyait. 


Source image : Voici

Paul M.

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