Figure de Juillet - Michel Rocard


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Né le 23 août 1930, Michel Rocard fut l’une des figures de la gauche en France. Fils d’une institutrice et d’un des plus grands physiciens de sa génération, Yves Rocard, il choisit au grand dam de ses parents de suivre des études politiques. Il rejoint donc l’IEP de Paris puis continue en intégrant l’ENA d’où il ressortira brillamment en choisissant l’inspection générale des finances. Il commence le militantisme en 1949 en adhérant à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO). En 1958, il intègre le Parti Socialiste autonome (PSA). Ce même parti fusionnera avec d’autres mouvement politiques de gauche en 1960 pour donner naissance au Parti Socialiste Unifié (PSU). Michel Rocard s’investit de plus en plus au PSU et, tandis qu’il est nommé secrétaire général à la commission des comptes et des budgets économiques de la nation, il accède aux instances nationales du PSU. En 1968, Michel Rocard se présente aux élections présidentielles mais ne rencontre qu’un piètre engouement qui se traduit par son score de 3,6%. Qu’importe, il devient pour la première fois député la même année, et représente la quatrième circonscription des Yvelines. N’arrivant pas à convaincre le PSU de rallier le Parti Socialiste (PS), il quitte le PSU pour le PS en 1974. En 1977, il devient maire de Conflans-Sainte-Honorine. Plusieurs fois ministre pendant le premier septennat de François Mitterrand, il finit par devenir chef du gouvernement suite à la réélection de ce dernier. Fin 1994, il prend la tête du parti socialiste pour les élections européennes mais il se fait écarter du pouvoir suite au mauvais résultat de sa liste. Après 15 ans de loyaux services, il quitte le parlement européen en 2009. Le président Nicolas Sarkozy le nommera ambassadeur des négociations internationales en Arctique et Antarctique. Le 2 juillet 2016, Michel Rocard s’éteint après avoir marqué la vie politique française pendant près de 70 ans.


Son apport à la vie politique française

Michel Rocard a eu une carrière exceptionnelle tant par rapport à sa densité que pour sa vision moderne et progressiste qu’il finit par imposer au sein du parti socialiste. Inspirateur de la « deuxième gauche », il était meneur d’un courant réformiste, progressiste, résolument anti-communiste et favorable à une économie de marché « réaliste ». Ce sera un fervent opposant aux nationalisations intégrales. Il prêche un socialisme « autogestionnaire » et qui saurait se détacher de la ligne politique de l’État. Ses positions singulières finiront par s’imposer au PS.


Sources : Le Monde, Encyclopaedia Universalis, Larousse