Suppression d'heures à l'Éducation Nationale



Ces dernières semaines, les établissements scolaires du second cycle ont reçu leurs DHG - Dotation Horaire Globale, c’est-à-dire le nombre d’heures attribué par le rectorat ou l’académie afin d’assurer l’enseignement - en baisse historique pour la rentrée de septembre 2021.


L’accent mis sur le primaire

A l’échelle nationale, la priorité est mise sur l’école primaire : dédoublement des classes de CP et CE1 en REP(+) ou limitation à 24 élèves dans les autres établissements. C’était une promesse de campagne du candidat Macron, dans le cadre d’un dispositif pour lutter contre l’échec scolaire : en France, 20% des élèves ne savaient pas correctement lire ou écrire en sortant de l’école primaire, et l’échec scolaire était particulièrement fort en banlieues. Le but est donc d’acquérir de bonnes bases afin de pouvoir continuer sa scolarité dans de bonnes conditions, d’avoir les fondations pour réussir. En novembre 2019, 300 000 élèves faisaient partie du dispositif de dédoublement des classes, qui a donc entraîné une forte hausse de la demande en heures d’enseignements (malgré une diminution des effectifs). Ainsi, plus de 2000 postes vont être créés dans le primaire en 2021 sur le territoire national.


Le secondaire amputé

Pour la rentrée de septembre 2021, 1800 postes seront supprimés afin de permettre la création dans le primaire, contre 440 en 2020. Une baisse du nombre d’heures qui sera, selon le ministère, compensée par les heures supplémentaires, mais qui risque d’avoir un certain nombre d’effets négatifs sur les collèges et lycées. En effet, une réduction du nombre de postes va réduire l’offre pédagogique dans la majorité des établissements : options fermées ou nombres d’heures diminuées, spécialités plus proposées, taille des classes augmentées… L’académie de Paris perd par exemple 99 postes, soit plus de 2000 heures de cours en moins pour les collégiens et lycéens de la capitale. En découlent des classes à près de 40 élèves, l’impossibilité de faire des demi-groupes en sciences, etc. Ce dispositif est particulièrement critiqué par les syndicats de professeurs et parents d’élèves dans la mesure où le dédoublement des classes de primaire n’a pas montré de résultats tangibles et les effectifs de second cycle se maintiennent bien plus que dans le primaire. Ils dénoncent la baisse de la qualité de l'enseignement sur le territoire national. La FCPE Paris a appelé, le 23 janvier dernier, les parents à se mobiliser afin de refuser cette baisse.


Source image : Le Parisien

Sarah K.

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