Système scolaire 0/20 ?


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Depuis quelques années déjà, on constate une forte baisse du niveau scolaire français. L’école n’intéresse plus une grande partie des jeunes et les résultats aux examens sont en baisse. Pour essayer de cacher cette descente aux enfers des résultats scolaires, les réformes se multiplient. On note aussi un appauvrissement des programmes, la réforme du bac, etc….


À l’heure où l’on demande dans toutes les branches, un niveau de qualifications surélevées , les enfants de la France font figure de dernier de la classe. Je vous rassure notre niveau n’est pas non plus catastrophique, mais une 25ème place sur 78 pays évalué par le classement PISA en 2019, pour un pays qui oscille à la 6ème place du classement économique mondial, vous avouerez que ce n’est pas terrible… Surtout, quand on sait que le principal budget de l’État est celui consacré à l’éducation.


Mais alors qui sont les coupables ? Les professeurs, les élèves, les cadres familiaux, la société en général, les gouvernements et leurs réformes ? Il est très dur de trouver un coupable, mais la période de confinement que nous avons vécue nous a permis de comprendre un peu mieux à quel point l’école est aujourd’hui mal faite.


Entre 500 000 et 1,2 millions d’élèves « décrocheurs » pendant le confinement selon les différents sondages. Même si ce chiffre est minimisé par les médias, je le trouve à titre personnel particulièrement inquiétant. On connait tous quelqu’un qui ne supporte pas de rester enfermé dans une salle de classe, ou quelqu’un qui a des capacités mais n’aime pas les travaux que les programmes proposent.


Alors quelles solutions s’offrent à nous ? Les nombreuses réformes mises en place par l’Éducation Nationale ont trop souvent montré leur inutilité et n’ont jamais causé une « vague d’intérêts » pour les cours. Sans rentrer dans une critique profonde des programmes, où il y aurait pourtant matière à discussion, on voit trop souvent que les responsables de la fonte du « système scolaire français » sont eux-mêmes dépassés et incapables de comprendre les problématiques des jeunes.


Beaucoup de solutions sont possibles. Doit-on avoir des cours comme ceux des pays asiatiques, très stricts mais qui ont montré leur efficacité ? Ou à l’inverse quelque chose de très laxiste et modelé sur la vision de chacun, avec beaucoup d’accompagnement ? Je vous laisse donner votre avis.


Personnellement, je pense que la première solution est à envisager, dans un monde où il va falloir travailler toujours plus pour rester compétitif et garder notre leadership. L’hypothèse d’une école plus laxiste n’entrainerait que de grandes difficultés pour les jeunes adultes arrivant dans le monde du travail. Toutefois mon avis reste nuancé, et je pense qu’il faut que notre école soit forte, mais aussi responsable, avec une diversité de propositions respectant et encourageant tous les parcours d’avenir, d’ingénieur à éboueur, de charpentier à sommelier.


Sources : PISA

Baptiste Stipa