Tout comprendre sur les présidentielles aux États-Unis


Le 3 novembre prochain auront lieu les élections présidentielles américaines, elles opposent le candidat républicain Donald Trump et le candidat démocrate Joe Biden.

Avant de parler de cette élection, un rappel sur le vote aux États-Unis s’impose.

Tout d’abord, il y a deux partis principaux qui s’affrontent à chaque élection : le parti démocrate et le parti républicain, avec par parti, un représentant, élu parmi les différents autres candidats au parti. Le parti démocrate se situe plutôt au centre, il est qualifié de progressiste, favorisant l’augmentation du salaire minimum, l’accès à des soins plus abordables, pro-avortement, pro-mariage homosexuel et contre la peine de mort.


Le parti républicain quant à lui, se trouve à droite, il est conservateur : plutôt opposé à une augmentation des salaires minimums, à un système de santé plus abordable, au mariage homosexuel, à l’avortement et à l’arrêt de la peine de mort.


Afin de déterminer les candidats représentant les partis à l’élection pour la présidence, les deux partis organisent des conventions nationales lors de primaires et de caucus local.

Lorsque les représentants sont choisis, dès la première semaine de septembre précédant le scrutin ont lieu les campagnes électorales, les rassemblements, les clips et les voyages dans tout le pays pour rencontrer les électeurs.


Suite à la campagne ont lieu les élections pour élire les Grands électeurs, en tout 538 répartit dans les 50 États, qui vont, à leur tour, voter pour le futur président. Il est élu à un peu moins de la majorité avec au moins 270 votes.

Cette année, en raison de la pandémie de Covid-19, va être utilisé un système de vote différent du mode de vote classique : le vote par correspondance. Il va être particulièrement utilisé par une grande partie d’américains : environ 3 fois plus que lors des élections habituelles. Environ 56% des démocrates et 26% des républicains vont utiliser les “absentee ballots”. Donald Trump y est farouchement opposé, celui-ci considère que la fraude est beaucoup plus simple par la poste et pourrait donc influencer la légitimité du scrutin. Seulement, en 2016, un article du New York Times a prouvé que les fraudes lors des votes par la poste étaient des cas extrêmement rares. Le président a cependant assuré qu’il n’apporterait aucune aide financière à la poste. En réponse au mécontentement de certains républicains, il aurait rétorqué “Ce n’est pas ce que je veux, c’est ce que le peuple américain veut” avant d’ajouter qu’il changerait peut-être ses positions.

Le pays a dû traverser une crise ayant un impact économique très important, considérée comme un “désastre sanitaire” par Gérard Araud,(ambassadeur français aux États-Unis de 2014 à 2019), des violences policières racistes qui ont entraîné des manifestations qualifiées par Trump de “terrorisme intérieur”, des incendies sans précédent en Californie, une guerre commerciale contre la Chine, par exemple par le biais de l’application TikTok, sans oublier une insulte de “loser” faite aux militaires américains ayant perdu la vie pendant la première Guerre Mondiale. Ces quelques éléments peuvent résumer la dernière année du quadriennat du milliardaire.

En vue des dernières actualités américaines, il est logique de penser que Donald Trump est déjà battu d’avance, seulement pour le moment les sondages ne sont pas si partagés. 48% d’intentions de vote pour Joe Biden contre 35% pour Donald Trump, pourtant le vote n’est pas défini d’avance. En 2016, les sondages donnaient à Hillary Clinton 46% des intentions de vote et 35% à Donald Trump. Ces changements soudains sont liés aux Swing States. Les Swing States sont des États qui sont capables de changer leur vote au dernier moment, comme la Floride ou le Wisconsin en 2016. Finalement, pour voir si les États-Unis éliront le candidat démocrate ou républicain pour les quatre prochaines années la seule solution sûre est d’attendre jusqu’en novembre prochain, un nouveau tournant dans l’Histoire des États-Unis.


Source image : Huffington Post


Julie C.