Un coup d’état en Birmanie



Ce lundi 1er février en Birmanie, quelques heures ont suffi à faire basculer le pays. Tôt dans la matinée, des militaires ont procédé à une vague d’interpellations parmi les responsables politiques. Parmi eux, la cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, et le président de la République, Win Myint ont été arrêtés. En outre l’état d’urgence a été décrété pour un an.



Ces militaires accusent l’ancien gouvernement de fraude durant les élections de novembre et disent que ce coup d’état est nécessaire pour préserver la « stabilité » du pays.




Des Etats-Unis au Bangladesh, ce coup d’Etat a été sévèrement condamné à l’international. L’Union européenne réclame « la libération immédiate » des personnes détenues.

Agée de 75 ans, Aung San Suu Kyi bénéficie toujours d’une grande popularité en Birmanie. Celle qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1991 allait entamer son deuxième mandat à la tête du pays. Elle a laissé un message à la population lui disant de « ne pas accepter » la prise de pouvoir de l’armée.


C’est pourquoi une partie de la population a demandé la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi et des autres responsables politiques concernés. Des mouvements de protestation ont éclos dans les rues où des Birmans tapent sur des casseroles et autres ustensiles pour montrer leur mécontentement. Quelques-uns postent aussi des messages sur les réseaux sociaux pour se donner rendez-vous et marcher dans les rues avec des portraits d’Aung San Suu Kyi.


Cette arrestation a été comparée à celle d’un autre prix Nobel de la paix : Nelson Mandela.


Une grande partie des Birmans veulent chasser les militaires mais ceux-ci sont bien protégés militairement et politiquement par des alliances.


Les birmans retourneront-ils à la dictature comme ce fut le cas jusqu’en 2015 ?


Source image : Liberation

Marine Corbasson

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