Urgence climatique : plan C comme citoyen



Ces dernières années, une véritable conscience écologique se révèle au grand public, sous une multitude d’aspects, notamment chez les jeunes. Les actes citoyens se multiplient, et une remise en question profonde de notre mode de vie et de consommation s’impose. Cependant, et malgré les nombreuses injonctions des citoyens du monde entier, les gouvernements semblent sourds face à cette mobilisation mondiale. Quels sont les pressions exercées sur nos dirigeants pour empêcher la réalisation d’une grande réforme écologique ? Et comment agir à son échelle face à une telle urgence ?


L’accroissement de la population mondiale est exponentiel, et d’ici 2050 nous serons 9 milliards sur notre belle planète bleue… Enfin, plus pour longtemps. En effet, nous consommons en 212 jours ce que la planète peut produire en 1 an. Nous aurions donc besoin de plus de 1,7 Terres ! De plus, l’atmosphère a atteint ses plus hauts niveaux de CO2 depuis plus de 650 000 ans. Cela entraîne des extinctions de masse, des catastrophes naturelles, la fonte des glaces, la montée des eaux, le réchauffement de notre atmosphère ; c’est-à-dire la destruction de notre seule et unique Terre. Les chiffres que nous venons d’exposer ne sont qu’un début, et sans un changement considérable de notre société, ils deviendront infimes par rapport à ce qui nous attend.


« Notre maison brûle » disait Jacques Chirac, en 2002. « Toutes les décisions publiques seront désormais arbitrées en intégrant leurs coûts pour le climat », Sarkozy en 2008 « Make our planet great again », Macron en 2017. Malgré toutes ces paroles, aucun geste d’ampleur n’a été initié afin d’endiguer la crise climatique. Dernièrement, Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, a voulu centraliser les décisions politiques autour de l’écologie. Mais cela n’a aboutit à aucune mesures concrètes, à cause de pressions exercées par de grands groupes influents, voyant leurs intérêts économiques au-dessus des intérêts écologiques. Les activistes du climat font remarquer l’inutilité d’une richesse croissante, sur une planète détruite… La priorité doit désormais être axée sur la protection de l’environnement et sur la modération de nos impacts. Cependant face à un changement législatif toujours plus lent, la place pour le changement est aux citoyens.


De nombreuses initiatives citoyennes sont enfin lancées à une ampleur mondiale grâce à un monde qui prend conscience de cette urgence climatique. Les jeunes, face à l’inaction des rouages politiques censés leur enseigner la prise de décisions permettant une amélioration des cadres de vie, agissent pour, à défaut d’une amélioration, la conserver. Par exemple, Greta Thunberg, jeune activiste suédoise pour le climat, a lancé le mouvement Friday for Future (FFF). Ce mouvement incite les jeunes à manifester en exerçant leur pouvoir citoyen, pour faire entendre leurs voix, et pousser les gouvernements à l’action. Cette action ne doit pas seulement se reposer sur le Gouvernement : nous pouvons agir ! Des gestes simples entrepris collectivement peuvent permettre d’enrayer le crime climatique.


En conclusion, même si les États ont les mains liées par des intérêts financiers, tous les citoyens en agissant conjointement ont le pouvoir, et peuvent changer le monde.

Source image : Sciences et Vie

Théo Stipa et Louis Dumurgier